Boris DOLTO

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Le Docteur Boris DOLTO (1899-1981) fut le père de la Masso-Kinésithérapie moderne. Il donna à l’EFOM son nom et ses lettres de noblesse.

« La kinésithérapie n’est pas le traitement par le mouvement mais le traitement du mouvement. » Boris DOLTO

 

Boris DOLTO est né à la fin du XIX ème siècle, en Crimée. C’est en accompagnant son oncle médecin dans les campagnes qu’est née sa vocation de médecin.

La révolution russe de 1917 contraria ses projets. Empêché de faire ses études médicales, Boris DOLTO entra dans une école d’ingénieur. Mobilisé par les « blancs » (bourgeoisie et révolutionnaires modérés) dans l’artillerie de montagne puis navale, il fut forcé à l’exil dans la confusion de la guerre civile lorsque la flotte russe fut désarmée.

A Constantinople, il apprit un métier manuel, celui de tourneur/ajusteur sur métaux ce qui lui permit de travailler dans les mines de GAFSA en Tunisie puis dans les usines RENAULT à Boulogne-Billancourt en France. Il admirait l’exigence de la précision du geste de tout travailleur manuel et la maîtrise de son art.

Arrivé clandestinement en France, il commença des études de médecine. Parallèlement, il suivit des cours de massage et de physiologie dans l’école du Dr KOPP, ces disciplines n’étant pas enseignées à la faculté.

Naturalisé français en 1929, des complications administratives liées à son origine russe, le contraignirent  à mettre ses études de médecine entre parenthèse pendant 2 ans, afin de passer le baccalauréat français et la vingtaine de certificats exigés.

Associé au Dr KOPP, il consultait, enseignait à la clinique de l’école et fit progresser les techniques de massage et de kinésithérapie (« le traitement  par le mouvement ») à la lumière des avancées de la médecine. Il participa à des très nombreuses réunions scientifiques.

En 1931, Il succéda au Dr KOPP à la direction de l’École Française d’Orthopédie et de Masso-kinésithérapie (EFOM), devenue EFOM Boris DOLTO en 1989, à l’occasion du centenaire.

Son sens de l’observation, ses qualités relationnelles avec l’Autre, son goût et sa volonté pour transmettre ses connaissances, son ardeur à redonner au malade son autonomie, ont fait de cet infatigable travailleur un pionnier dans le monde de la rééducation.

Refusant d’enfermer sa pratique dans une méthode qu’il rangeait dans les systèmes fermés, il obligea en cela chaque praticien à trouver le nécessaire ajustement de la technique à chaque malade.

Sa fille, Catherine, aujourd’hui médecin haptothérapeute, le décrit comme un« un chercheur passionné et un soignant engagé [1]»

Ses travaux ont été  nourris de ses discussions avec son épouse, Françoise DOLTO, pédiatre et psychanalyste. Ils eurent trois enfants : Jean, Grégoire et Catherine.




[1]  Réf. Le corps entre les mains, Boris DOLTO, édition Vuibert, octobre 2006.

 

 

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