Le métier de Masseur-Kinésithérapeute

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La masso-kinésithérapie propose un large éventail d’activités thérapeutiques avec des domaines et des techniques diversifiés. Ainsi, les pratiques varient en fonction du mode d’exercice : rééducation d’adultes, de sportifs, d’enfants, de personnes âgées.

Principes généraux

Actuellement, près de 70.000 masseurs-kinésithérapeutes sont en activité, dont  80% exercent au sein de cabinets libéraux.  L’exercice salarié s’effectue au sein d’hôpitaux, publics ou privés, de centres de rééducation, de maisons de retraites…  et regroupe plus de 13.000 praticiens.

La pratique libérale se décline essentiellement sous deux formes : le cabinet individuel (majoritaire) et le cabinet de groupe. De nouvelles formes d’exercice émergent, associant plusieurs professions au sein d’une même structure, les maisons de santé.

Au plan géographique, toutes les régions de France ne présentent pas la même densité : du simple au double, entre la Région « Centre » et la région « Provence-Alpes-Côte d’Azur » !  Aujourd’hui, l’installation n’est pas  règlementée, mais la question de la régulation de la démographie professionnelle, donc géographique, fait partie des priorités du Ministère de la Santé.

Le taux d’emploi est proche de 99%. Le nombre de professionnels formés est limité par l’existence d’un quota national publié chaque année par le ministre de la santé. Il  est fixé à 2200 pour la France entière et se répartit sur la quarantaine d’instituts français.

Environnements de travail

La masso-kinésithérapie propose un large éventail d’activités thérapeutiques avec des domaines et des techniques diversifiés. Ainsi, les pratiques varient en fonction du mode d’exercice : rééducation d’adultes, de sportifs, d’enfants, de personnes âgées.  Les patients, pour la plupart, présentent des affections traumatiques, rhumatologiques, neurologiques, respiratoires, cardiaques. Il est possible de se spécialiser dans: la rééducation de la face, des brûlés, le réentraînement à l’effort, la  prévention, l’éducation thérapeutique,…

Les techniques de rééducation sont nombreuses et développées : massage, mobilisations articulaires, renforcement musculaire, gymnastique médicale, thérapie manuelle, balnéothérapie, électrothérapie, etc.

Le lieu de travail joue un rôle important : on passe ainsi, du « box » individuel  au plateau technique spécialisé ; du service de réanimation au club sportif, du centre de rééducation pour enfants scolarisés à la maison de retraite ou aux missions humanitaires…

Le masseur-kinésithérapeute est un acteur-clé du monde de la santé. Ce statut suppose une bonne connaissance des pratiques et des attentes médicales, car les médecins sont les prescripteurs de rééducation.

La pratique en cabinet,  sous sa forme libérale, nécessite également des capacités de gestion et d’organisation complémentaires à la qualité thérapeutique. Ainsi, le kinésithérapeute est en relation  directe avec les patients, les prescripteurs, les collègues, les organismes sociaux (Sécurité Sociale…), des fournisseurs (matériel technique et  informatique). Il est souvent impliqué au sein de réseaux professionnels (sociétés « savantes ») et d’organisations professionnelles (syndicats).  Par ailleurs, son activité est encadrée au plan déontologique par l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes.

Les rémunérations varient en fonction du mode d’exercice : salarié ou libéral. En libéral, elle  dépend de  l’activité déployée par chaque praticien. En 2010, le revenu libéral moyen net annuel s’élevait à 38.700 euros.  (*Source DREES : Direction  de la recherche,  des études, de l’évaluation et des statistiques : Ministère de l’Emploi, du travail et de la Santé).

Dans l’exercice salarié, la rémunération évolue en fonction des conventions collectives et de l’ancienneté. A titre d’exemple, dans la fonction publique hospitalière, le traitement brut, au premier échelon, est fixé à 1514 euros brut pour atteindre 2384 euros au dernier échelon auxquels viennent s’ajouter des primes diverses.

Evolutions du travail

De même, entre la pratique hospitalière et libérale, c’est-à-dire, pour le patient entre sa chambre d’hôpital et son appartement, le développement d’une meilleure coopération dite « ville/hôpital » est en chemin.

A ce jour, les professionnels diplômés ont accès à une formation professionnelle continue riche et variée qui leur permet d’acquérir des techniques nouvelles, d’aborder d’autres champs thérapeutiques, et ainsi d’élargir le service rendu aux  patients.  Des formations universitaires sont aussi organisées sur des thèmes spécifiques : kinésithérapie du sport, éducation thérapeutique,  rééducation en pédiatrie, gériatrie, etc.

D’autres possibilités sont accessibles dans des disciplines diverses (physiologie du mouvement ou biomécanique par exemple): ainsi, certains kinésithérapeutes suivent des parcours universitaires, du master au doctorat, et s’engagent dans le chemin de la recherche

Les kinésithérapeutes diplômés peuvent suivre la formation d’ostéopathe dans des établissements agréés par le ministère de la santé. Ce cursus, au terme d’environ 1200 heures  d’enseignement,  conduit au diplôme d’ostéopathe qui en permettra l’exercice. La Fondation EFOM assure cette formation destinée exclusivement aux professionnels de santé  au sein de son département, l’IFSO.