Thomas DAVERGNE, Thèse de doctorat

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Publié le : 
30-11-20
Mardi 24 novembre 2020, Thomas DAVERGNE, référent pédagogique de 2ème année à l'IFMK EFOM a soutenu sa thèse de doctorat d'épidémiologie clinique et obtenu une médaille d'or.

Titre de la thèse : Facteurs déterminants de la pratique d'activité physique en rhumatologie.

Résumé

Les patients atteints de maladies rhumatologiques chroniques ont souvent une activité physique insuffisante alors que la participation à une activité physique régulière est un point-clé de leur traitement. De nombreux freins empêchent cette activité et les stratégies visant à augmenter durablement le niveau d’activité physique dans cette population ont une efficacité très modeste. Dans cette thèse, nous nous sommes attachés à 1) identifier et évaluer les déterminants de l’activité physique et 2) évaluer des stratégies permettant d’augmenter le niveau d’activité chez les patients atteints de pathologies rhumatologiques chroniques.

Le premier axe de la thèse nous a permis de développer et valider un questionnaire de 10 barrières et facilitateurs à l’activité physique pour les patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques. Ce questionnaire peut être utilisé en pratique clinique pour identifier les principaux déterminants de l’activité physique et pour construire des programmes favorisant le maintien d’une activité adaptée avec une meilleure chance d’adhésion sur le long cours. L’observation du comportement d’adhésion au médicament et à l’activité physique chez 152 patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques nous a permis de constater une absence de corrélation entre les deux. Ceci démontre que les déterminants de l’activité physique conditionnant le mode de vie sont surement plus complexes que ceux de la prise de médicament.

Le 2ème axe de cette thèse nous a permis de constater par le biais d’une revue systématique que l’utilisation de traceurs d’activité entrainait un bénéfice de 1500 pas par jour. L’utilisation de ces dispositifs est encouragée Une dernière étude nous a permis d’observer que chez les patients présentant des freins importants à l’activité physique, l’utilisation d’une stratégie supervisée multidisciplinaire et adaptée aux disponibilités des participants apportait un bénéfice sur la santé. Les futures stratégies gagneront à combiner les interventions supervisées et les dispositifs technologiques pour plus d’efficacité.

L’enjeu actuel de l’activité physique en rhumatologie n’est plus de démontrer sa pertinence mais d’identifier les stratégies permettant son maintien sur le long cours. À l’avenir, d’autres stratégies gagneront à être étudiées pour favoriser le maintien de l’activité physique, telles de l’utilisation d’applications smartphone ou l’entretien motivationnel. La prescription d’activité physique gagnera également à être développée via la formation des médecins prescripteurs et des professionnels de santé à l’utilisation de techniques éprouvées.

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